Le fait le plus important de l'affaire UIMM, c'est que l'origine des fonds ne se limite pas à la caisse de
secours "EPIM" évoquée jusqu'alors. Cette structure dotée potentiellement de 617 millions d'euros,
n'a aucune existence juridique. Elle ne peut donc détenir de compte à son nom et c'est bien depuis des comptes de l'UIMM que
les retraits ont été effectués. Ce qui laisse planer un doute sur l'étanchéité de l'EPIM avec les cotisations des adhérents
de la métallurgie. Les enquêteurs sont donc maintenant sur la piste d'autres sources de financement. Ils s'intéressent de près
à ce qu'il est convenu d'appeler "les organismes rattachés à l'UIMM" .
En clair : 8 associations hébergées au siège de l'organisation, avenue de Wagram, et financées pour l'essentiel
par les fonds de la formation professionnelle et par des subventions publiques. "Afpi Etudes et Prévention",
"Association d'assistance et d'entraide (AAE)" , "Association pour la documentation et l'assistance des entreprises (Adase)" ,
"Association pour le développement de l'information audiovisuelle (Adia)", "Euro Industries Programmes (EIP)"...
Ces structures n'ont pas d'objet clairement identifié.
A leur tête, on retrouve systématiquement Bernard Adam, ou Dominique de Calan et son adjoint Henri de Navacelle,
ou Denis Gautier-Sauvagnac, ou Dominique Renaud, ou plusieurs d'entre eux à la fois.
Sortie du livre le jeudi 5 Novembre dernier
"Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours : Le vrai visage du capitalisme français"
par Frédéric CHARPIER, Benoît COLLOMBAT, Martine ORANGE, David SERVENAY, Erwan SEZNEC Plus d'informations ici...